samedi 8 mai 2010

Kaikoura : comme au Marineland… en mieux !

Au nord de Christchurch, la péninsule de Kaikoura est l’endroit incontournable pour l’observation de la faune marine. On vous passe les explications géologico-océanographiques qui font de ce lieu un paradis pour les dauphins Dusky… des centaines d’individus vivent dans la baie tout au long de l’année et il est très facile de les approcher.
La seule condition à remplir est de participer à un tour organisé, toujours à la néo-zélandaise : « un max de discipline pour un max d’activité » ! Le résultat est extraordinaire. On se retrouve rapidement au milieu de centaines de dauphins (plus de 500 selon le skipper). On se jette à l’eau (à 14°C) et là, le spectacle est magique. Les dauphins cherchent le contact, s’approchent à portée de mains et jouent avec nous. Quand un groupe disparait il suffit de se retourner pour voir apparaitre les suivants. On croise aussi un phoque joueur jaloux de l’attention qu’on porte aux dauphins et qui s’associe au spectacle. Au bout d’une heure dans l’eau c’est le froid qui nous incite à remonter sur le bateau…





Une fois au sec, les dauphins entourent toujours le bateau et nous offrent un spectacle aérien à couper le souffle. On vous passe les phoques, les albatros et autres cormorans…





Un souvenir inoubliable ! Nos photos ne sont que le pâle reflet de cette matinée magique. Encore une fois, les vidéos seront sur Picasa…



Aoraki

Aoraki veut dire « perce nuage » en Maori. C’est le nom du point culminant de la Nouvelle Zélande (et de tout le Pacifique) : 3755m. Les Européens l’ont baptisé Mont Cook en l’honneur du Capitaine.
James Cook est le personnage qui nous fait rêver depuis que nous sommes dans le Pacifique (après Magellan quand même). Ce garçon de ferme du Yorkshire n’était pas prédestiné à devenir un grand navigateur. C’est pourtant lui qui, en une décennie (de 1768 à 1779), a découvert la quasi-totalité des îles du Pacifique, arpentant l’océan dans tous les sens, d’Hawaï à la Polynésie, de Rapa Nui à la Nouvelle Zélande. Son nom apparaît logiquement partout dans le Pacifique, même si, pour les natifs il reste le symbole de l’impérialisme. Ses observations ont été les premiers témoignages (et parfois les seuls) des cultures polynésiennes. Il meurt sous les flèches des Hawaïens au cours de son dernier voyage en 1779 en cherchant le passage du nord-ouest entre l’Atlantique et le Pacifique.




Nous nous sommes baladés aux pieds des glaciers, juste avant que les nuages ne recouvrent la montagne.

mercredi 5 mai 2010

Fiordland

Si vous regardez attentivement une carte de Nouvelle Zélande, vous constaterez que la côte Sud-Est, en plus d'être inhabitée, est entaillée de plusieurs fjords profonds. Selon la légende, ils serait l'oeuvre du demi-dieu Tuterakiwhanoa (on vous épargne le nom des parents...) qui, à l'aide de son Ko (bâton), a façonné les vallées encaissées et les montagnes escarpées. Commençant au sud, il s'est perfectionné en poursuivant son travail vers le nord pour finir par son chef d'œuvre : le Milford Sound. Celui-ci est effet le plus profond, le plus abrupte et le plus étroit... donc le plus impressionnant. Encore d'après la légende, les sandflies (moucherons à la morsure cruelle !) ont été crées pour le protéger des hommes, ce qu'elles font à merveille...

On atteint le Milford Sound au bout de 120 km de route tortueuse à travers des montagnes inhospitalières que nous avons franchi sous des trombes d'eau. Les Keas, perroquets des montagnes peu farouches, attendent les touristes aux aires panoramiques pour faire le spectacle.
Par chance, le ciel largement dégagé le lendemain : un temps parfait pour faire du kayak sur une eau à 6°C. Vues du ras de l'eau, les parois verticales couvertes de cascades sont encore plus impressionnantes : le Mitre Peak culmine à 1684m et tombe directement dans le fjord !















































Sur notre lancée, nous nous sommes offert un tour sur le fjord voisin : le Doubtful Sound. Le fjord doit son nom au Capitaine Cook (il est partout, on vous en reparlera...)qui doutait de ne jamais pouvoir en sortir. Moins impressionnant que le Milford Sound, il est par contre plus sauvage et plus difficile à atteindre : il faut traverser le lac Manapouri puis passer sur une piste le col Wilmot avant d'arriver à Deep Cove, point de départ de la croisière qui nous mène jusqu'à la mer de Tasmanie.
Le temps fort de cette journée a été la rencontre avec les dauphins "bottle nose" qui ont joué autour du bateau, avec des démonstrations de sauts impressionnants. On vous engage à jeter un coup d'œil sur les vidéos dans Picasa...








dimanche 2 mai 2010

Wanaka

Nous avons traversé les Southern Alps pour atteindre le lac Wanaka sous un ciel sans nuage alors qu’il pleuvait depuis des jours et que la région est inondée.




Ici aussi nous avons profité du beau temps pour gravir le sommet du coin, au milieu des moutons. D’en haut la vue sur le lac et les chaines enneigées est sublime. Les couleurs d’automne illuminent la région comme un été indien.









West Coast ou Wet Coast ?

Nous avons rejoins la côte Ouest de l’île Sud où les glaciers se jettent quasiment dans la mer de Tasmanie.
Comme nous avons pu le constater sur la côte les précipitations sont massives (jusqu’à 13m par an !...). La neige accumulée sur les hauteurs alimente les glaciers qui descendent jusqu’au niveau de la mer, à quelques kilomètres de la côte, à une vitesse particulièrement élevée (1 à 5m par jour).


Nous avons approché les deux célèbres glaciers sous une pluie torrentielle : le Franz Josef, nommé en l’honneur de l’Empereur austro-hongrois et le Fox auquel un premier ministre kiwi particulièrement modeste a donné son propre nom lors d’une visite au pied du glacier. Sous la pluie, le campervan parait petit quand toutes les fringues mouillées sont étendues … on manque alors cruellement d’espace pour vivre et pour respirer.















Heureusement, après la pluie, il y a toujours un arc-en-ciel ! Le lendemain, le ciel s’est dégagé ce qui nous a permis de faire une belle rando sur la crête surplombant le glacier Franz Josef. La vue est à couper le souffle… mais le bruit incessant des innombrables hélicoptères survolant le glacier gâche un peu le spectacle. Ici, au pays de l’ « extrême », les kiwis ont davantage l’habitude de se faire héliporter sur les glaciers plutôt que de marcher dans les montagnes… tout ça en se vantant de leur conscience écologique !