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dimanche 20 juin 2010

Trajet en Australie

Sur le départ

Nous quittons Sydney ce soir pour l'Indonésie, première étape de notre voyage en Asie.






Merci Patrice et Marie-Agnès pour les surprises qui nous attendaient en poste restante !

vendredi 18 juin 2010

Dernières Tribulations en Australie

Comment finir notre séjour en Australie sans louer un dernier campervan ? Sitôt l’engin récupérer nous avons pris la direction des plages au nord de Cairns et de la forêt tropicale humide de Cape Tribulation. Pour conclure avec les aventures du Capitaine Cook dans le Pacifique, sachez que c’est ici que l’Endeavour s’est échoué en 1770 lors de la première exploration de la côte australienne, l’immobilisant pendant deux mois et donnant ainsi l’occasion à Joseph Banks (naturaliste du bord) de décrire pour la première fois un kangourou !





















Pour nous ce fut l’occasion de découvrir l’existence des casoars, gigantesques oiseaux tropicaux de prés de 2m.















Nous avons profité encore une fois des charmes rustiques des campings des parcs nationaux, cette fois dans la forêt humide, au bord d’une plage déserte.
La baignade est cependant peu engageante entre les crocodiles et les méduses boîtes.




























Plus loin de la côte, on monte vite en altitude pour rejoindre les plateaux du Tableland où les tortues nagent dans les eaux cristallines des lacs.



























Et pour conclure, rappelez-vous, en arrivant en Australie nous nous étions précipités à l’aquarium de Sydney, ravis de voir un ornithorynque… et persuadés que ce serait le dernier. C’était sans compter des semaines d’entrainement intensif de trac de vie sauvage. Après les kangourous, les wombats, les possums, les koalas, les tortues, les serpents, les crocodiles et les casoars … nous avons aussi débusqué des platypus dans leur environnement naturel !

Grande Barrière

D’un coup d’avion nous avons rejoint Cairns la Tropicale.














En tant que plongeurs, il nous était difficile de résister à quelques plongées sur la Grande Barrière de Corail. Pour nous qui sommes plutôt habitués aux petits clubs à l’ambiance familiale (merci Okéanos !), il a fallu s’adapter à l’organisation locale. Ici, la plongée, c’est une industrie. Nous avons donc embarqué sur un « multi-million dollars dive boat » pouvant accueillir 50 plongeurs, pour deux jours de plongée intensive, au programme 3 à 6 plongées par jour ! La journée commence par tout un tas de briefing de sécurité (du gilet de sauvetage, à l’ordinateur de plongée en passant par palmes, masque, et tuba), la signature de plusieurs décharges (contresignées par un témoin), et le premier des 5 appels quotidiens qui permet de vérifier que tout le monde est à bord. Pour les plongeurs, nous avons découvert des procédures PADI à méditer : en cas de perte du binôme, recherche pendant 1 minute … puis abandon du binôme !!!





Les plongées ne sont jamais profondes (pas plus de 15m) et limitées en durée. Et finalement, la convivialité à bord est ni plus ni moins celle d’une cabine de téléphérique dans une grande station de ski.
Les plongées sont néanmoins époustouflantes. Définitivement, la Grande Barrière porte bien son nom : le corail est parfaitement préservé, extrêmement varié, de taille impressionnante et en quantité incroyable. On y croise y des poissons multicolores, quelques requins pointes blanches, pas mal de tortues… et des bénitiers gigantesques comme on ne pensait pas qu’il en existait. Tout ça, même avec une météo et une visibilité très moyennes (surtout après les passes de Polynésie). Pour ceux qui seraient intéressés, la meilleure saison semble être octobre-novembre.

jeudi 10 juin 2010

Top End

On a donc traversé l’Outback aux sons d’AC/DC et de Geoffrey Gurrumul Yunupingu (nos seuls CDs en l’absence d’ondes radio) pour atteindre le Top End aux confins du North Territory.
Ici, il y a 2 grandes saisons (6 pour les Aborigènes) : le Wet, saison des pluies torrentielles et des tempêtes tropicales et le Dry, chaud (extrêmement chaud) et sec. Nous sommes arrivés à la fin du Wet, avec encore beaucoup de routes submergées et impraticables (même en 4x4), et un niveau haut dans les cours d’eau. Les billabongs (trous d’eau à la saison sèche) sont donc encore reliés à l’océan par voie d’eau… ce qui permet aux crocodiles d’estuaire de remonter à l’intérieur des terres. Il faut savoir qu’il y a deux espèces de crocodiles dans la région : les « freshies », crocodiles d’eau douce, petits (jusqu’à 3 m), peu agressifs, non mortels (pour les adultes), et les « salties », crocodiles d’estuaire, énormes (jusqu’à 6m) et mangeurs d’homme (1 ou 2 par an, quand même, pour le North Territory, 200 000 habitants !).


C’est pour cette raison que les gorges du Nitmiluk National Park étaient fermées à la baignade et aux kayaks lors de notre passage. Nous avons exploré les berges à pied en observant serpents et tortues… mais pas l’ombre d’un saurien. Heureusement, quelques trous d’eau inaccessibles aux crocos permettent de se rafraichir… mais jamais sans arrière-pensée !














































Nous avons continué vers le nord, vers le célèbre parc de Kakadu, à la limite de la Terre d’Arnhem. Le parc est classé au patrimoine mondial à la fois pour son héritage culturel et sa biodiversité. Il se compose de vastes zones inondables (encore les crocos) et d’escarpements rocheux dominant le bush. Développée depuis plus de 20 000 ans, la culture locale est considérée comme la plus ancienne encore vivante. On peut accéder à des dizaines de somptueuses peintures rupestres à Ubirr et à Nourlangie… mais la plupart demeurent inaccessibles car encore l’objet d’un culte actif du Dreaming. Ce n’est pas tant la peinture en elle-même qui présente de l’importance mais c’est le lieu et le fait de peindre et de transmettre une histoire qui sont primordiaux pour une culture qui ne connait pas l’écriture. D’ailleurs, les peintures sont réalisées dans des lieux de vie et se sont superposées avec le temps.











































Les sites à la limite des zones inondables, sur les plateaux sculptés comme des citées perdues, sont d’une beauté saisissante.



















































La vaste zone inondable abrite une quantité incroyable d’oiseaux (eux-mêmes incroyables !) … et des crocodiles. Nous sommes très fiers d’en avoir approché quelques-uns lors d’une ballade au bord d’un billabong loin de tout (pas de trop près quand même, rassurez-vous les Mamans !).





















Comme on en voulait encore plus, on s’est offert un tour en bateau sur la rivière littéralement INFESTEE de crocodiles !!! Sans parler de notre rencontre avec le plus dangereux des serpents australiens… C’était CHAUD !













Pour finir notre périple, nous avons campé quelques jours dans le bush du Litchfield Park. Le Ranger nous voyant déçus en nous annonçant la fermeture du sentier de 4 jours que nous voulions faire, nous a indiqué son spot secret : un site perdu accessible seulement à pied, au bord de piscines naturelles pleines d’écrevisses et de petits poissons chassés par les goanas. Le paradis !
































On a aussi profité des baignades plus accessibles dans les chutes d’eau, protégées des crocos (c’est une obsession ici !).






Dans ces moments d’oisiveté au bord de l’eau, on se plonge avec plaisir dans la lecture de « Songlines » témoignage du voyage de Chatwin dans l’Outback, quelques années après la Patagonie.